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dimanche 21 novembre 2010

Un siècle de coopération coloniale entre les sionistes et les organisations « socialistes »

Dans le cadre de la deuxième réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste (IS) qui s'est tenue du 15 au 16 novembre à Paris, Martine Aubry, a accueilli Ehud Barak, président du Parti Travailliste « israélien » et vice-président de l'IS. Cette réception d'un haut responsable sioniste, qui occupait les fonctions de ministre de la « défense » lors de l'attaque israélienne contre Gaza en décembre 2008-janvier 2009 qui a fait plus de 1.350 morts et 5.450 blessés, est un évènement qui illustre les liens étroits unissant le PS français aux dirigeants sionistes.

Militaire de carrière, Ehud Barak a activement participé aux guerres de 1967 et 1973 contre les Arabes. Surtout, il fut commandant adjoint des forces « israéliennes » lors de l'invasion sioniste du Liban en 1982 et s'est illustré dans les assassinats et attentats perpétrés contre de nombreux cadres de la résistance palestinienne en Palestine, au Liban et ailleurs.

L'accueil chaleureux réservé par les socialistes français à Ehud Barak, s'inscrit dans une longue tradition de politique coloniale commune :
Dans les années 1930, à la demande de Haïm Weizmann (premier président de l'entité sioniste en 1948), le socialiste Léon Blum s'est impliqué dans la colonisation sioniste de la Palestine pendant le mandat britannique. Après la guerre 1939-1945, l'ancêtre du PS, la SFIO, a continué de soutenir le mouvement sioniste tout en s'efforçant de préserver l'empire colonial français.

Le 29 novembre 1947, au moment du vote pour le partage de la Palestine et la création de l'entité sioniste aux Nations Unies, approuvé par la France, la République française était présidée par le socialiste Vincent Auriol et la SFIO participait au gouvernement.

Le 15 mai 1948, au lendemain de la proclamation de l'Etat d'« Israël », l'organe de la SFIO, « Le Populaire », écrivait : « Le monde a trop à se faire pardonner à leur égard pour disputer aux juifs le droit de se grouper et de vivre selon leurs traditions et la possibilité de ne plus se sentir une minorité chez les autres. Ce droit et cette possibilité, la Société des Nations les leur avait reconnus. Ils l'ont, depuis, mérité par l'extraordinaire effort qui les a conduits à une victoire à la fois sur eux-mêmes et sur une nature hostile. La collectivité juive de Palestine était un fait. Elle entre, depuis cette nuit, dans la réalité juridique. De l'Europe où ils sont encore maintenus dans des camps, des milliers de juifs vont maintenant se diriger vers leurs camarades qui les accueilleront à bras ouverts. Ce nouvel Etat, nous lui souhaitons bonne chance. Car nous savons qu'il est essentiellement démocratique et que le socialisme y a implanté des racines solides. Ce n'est d'ailleurs que dans la mesure où il persévérera dans la voie du socialisme qu'il pourra se consolider. La plupart des postes-clés du gouvernement provisoire sont tenus par des ouvriers, des socialistes membres de notre internationale. Le monde doit accueillir l'Etat d'Israël par le souhait même qui est le "bonjour" des juifs palestiniens : " Que la paix soit avec toi " »1.

A cette date, la Palestine est déjà occupée par les sionistes, et les Palestiniens qui ont laissé 14 813 morts sur le terrain sont en grande partie expulsés de leur terre. « Le Populaire »n'a pas évoqué ce nettoyage ethnique...
Reprenant les rênes du pouvoir le 1er févier 1956, le gouvernement dirigé par le socialiste Guy Mollet a préparé avec ses alliés sionistes et britanniques l'agression tripartite lancée contre l’Egypte nassérienne en octobre-novembre 1956 pour contrôler le canal de Suez. C'était l'occasion pour les socialistes français, qui avaient voté les « pouvoirs spéciaux », c'est-à-dire la torture généralisée, le 12 mars 1956 pour mater la Révolution algérienne, de renverser un gouvernement arabe qui soutenait activement le FLN algérien. Politique qui concordait parfaitement avec celle de l'entité sioniste et qui consistait à mettre à genoux le seul Etat arabe menaçant son hégémonie au Machrek.

Le même gouvernement de Guy Mollet a mis en œuvre la collaboration nucléaire entre la France et l'entité sioniste, avec la construction du réacteur nucléaire à Daymona dans le désert du Néguev. Cette arme sert jusqu'à aujourd'hui aux sionistes à maintenir l'ensemble du Machrek sous la menace d'une attaque nucléaire avec le soutien des puissances occidentales.

En 1991, la France gouvernée par les socialistes, entre en guerre contre l'Irak pour démanteler ce pays, affaiblir un des plus puissants pays arabes de la région, mettre la main sur ses richesses et ainsi protéger l'entité sioniste.
En accueillant Ehud Barak, le PS montre qu'il poursuit sa politique historique d'alignement sur le mouvement sioniste et l'entité qu'il a créée. Le PS reste dans le camp de l'oppression et de la colonisation. Si demain il était amené à gouverner le pays, le PS mènera la même politique de soutien inconditionnel à l'entité sioniste que Nicolas Sarkozy. Il n'y a rien à attendre du PS en matière de soutien à la cause du peuple palestinien et plus généralement en matière de soutien aux luttes de libération des peuples colonisés.

Nous condamnons aussi l'affiliation de partis « arabes »2 à l'Internationale Socialiste, dont l'un des vice-présidents est responsable de massacres et de la spoliation du peuple palestinien. Nous nous demandons au nom de quoi ces partis acceptent de participer à une Internationale aux cotés du Parti Travailliste « israélien », qui participe activement depuis plus de soixante ans à la colonisation de la terre de Palestine ? Au nom de quoi ces partis acceptent-ils de se placer volontairement sous la tutelle des responsables du massacre de Gaza?

La dénonciation des positions sionistes de l'Internationale Socialiste n'est pas pour nous une condamnation de la notion même de socialisme, qui est porteuse d'un désir de justice sociale et d'égalité réelle. Il est évident que ces désirs de justice et d'égalité ne peuvent être que dévoyés par des organisations défendant le projet colonial sioniste fondamentalement raciste et au service du système capitaliste et des grandes puissances.

S’il est désormais clair que la Palestine n'a rien à attendre du PS, elle n'en a guère plus à attendre des autres forces politiques de l'Hexagone, dont la politique oscille entre un alignement total sur la politique sioniste et une gestion humanitaire de la question palestinienne ponctuée par des appels incantatoires à une « paix » fausse et falsificatrice.

Pour le Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP), le salut du peuple palestinien se trouve uniquement dans sa résistance et dans la capacité des peuples, notamment arabes, à la soutenir.

1 Dalloz Jacques, La création de l'Etat d'Israël, Paris, La Documentation française, 1993
2 Partis membres de plein droit: Front des Forces Socialistes (Algérie), Parti Socialiste Progressiste (Liban), Union Socialistes des Forces Populaires (Maroc), Rassemblement des forces démocratiques (Mauritanie), Rassemblement constitutionnel démocratique (Tunisie) – Partis membres consultatifs: Fatah (Palestine), Forum démocratique pour le travail et les libertés (Tunisie), Parti socialiste yéménite (Yémen) – Partis observateurs: Parti démocratique jordanien de la gauche (Jordanie), Initiative nationale palestinienne (Palestine), Front Polisario (Sahara Occidentale).

lundi 15 novembre 2010

Comité International de soutien à Sheikh Raed Salah

Par MSRPP, le 15 novembre 2010,

Les Palestiniens « de l'intérieur » et d'Al-Qods regroupent environ 1 350 000 personnes et représentent près de 20% de la population totale de l'entité sioniste.

Partie intégrante du peuple palestinien, ces Palestiniens sont les descendant de ceux qui ont réussi à rester sur leurs terres malgré l'épuration ethnique menée par les sionistes au moment de la constitution de leur entité coloniale. Depuis 1948, ils résistent à la politique sioniste visant à les expulser afin d'accomplir le plan sioniste de constitution d'un Etat exclusivement « juif ». Pour ce faire, l'entité sioniste a développé une politique de spoliation des terres appartenant aux Palestiniens, de cantonnement de populations (notamment des bédouins du Naqab), de destruction du patrimoine culturel palestinien, et spécifiquement des édifices religieux musulmans et chrétiens. L'entité sioniste soumet les Palestiniens « de l'intérieur » à une véritable politique d'apartheid les transformant en paria sur leur propre terre.

La volonté, qui a toujours existé dès l'origine du projet sioniste, de judaïser totalement le pays, et aujourd'hui soutenue par l'Europe et les Etas-Unis entraîne une pression redoublée sur les Palestiniens "de l'intérieur" qui subissent une épuration ethnique quotidienne et risquent un transfert massif de population très prochainement.

Pour ces raisons, la cause et la résistance des Palestiniens de l'intérieur, et le combat de leurs leaders, dont le Sheikh Raed Salah, doivent rester au centre des préoccupations du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien.



Comité International de Soutien à Sheikh Raed Salah

Par alquds.assabeel

Soutenir Sheikh Raed Salah, c'est soutenir son combat pour protéger al-Quds, la mosquée al Aqsa et tous les lieux saints, musulmans et chrétiens.







Soutenir Sheikh Raed Salah, c'est participer à la résistance contre l'occupation de la Palestine en aidant moralement et politiquement les Palestiniens de 48 et d'al-Quds contre l'occupation sioniste.

Soutenir Sheikh Raed Salah, c'est faire connaître la lutte des Palestiniens de 48 et d'al-Qods contre les expropriations, les démolitions, les destructions des villages dans le Naqab.

Soutenir Sheikh Raed Salah, c'est soutenir un homme intègre, un mouvement actif de résistance au sionisme raciste, un peuple qui poursuit sa résistance depuis plus d'un siècle contre le colonialisme le plus abject dans le monde.



Si vous souhaitez signer la pétition, cliquez ici, puis, en bas de la page à droite :

• traduction pour les non arabophones :

- première case : nom et prénom
- 2ème case : pays
- 3ème case : adresse mail
Source : alquds.assabeel

lundi 2 août 2010

En défense de BDS

Par Pierre-Yves Salingue > lamirami1611@yahoo.fr

Appel au Boycott, aux Sanctions et aux Retraits des Investissements contre Israël du 9 juillet 2005.
Tous les posters illustrant cet article émanent du Global BDS Movement.

L’appel BDS, lancé le 9 juillet 2005 par 171 organisations palestiniennes, aurait du être le vecteur d’une réorientation et d’une remobilisation du mouvement de soutien sur des bases politiques claires.
Cet appel affirme l’unité du Peuple palestinien, son droit à l’autodétermination et pose trois revendications majeures : la fin de l’occupation et de la colonisation des terres arabes et le démantèlement du mur ; l’égalité des droits des Palestiniens vivant en Israël ; le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers.

Pour un mouvement de solidarité confronté à la crise de stratégie du mouvement national palestinien, c’était une lueur d’espoir, une boussole indiquant la direction à prendre, une perspective pour aller de l’avant et agir sans être dépendant des tactiques politiques et diplomatiques sur lesquelles il n’a, à juste titre, aucune prise.

Mais les responsables du mouvement, en France et au-delà en Europe (à l’exception notable de la Grande-Bretagne), n’ont prêté qu’une attention distraite à l’appel. Quelques sites internet le publièrent, sans autre commentaire, puis plus rien. [1]

En 2006 et 2007, aucune initiative d’importance ne fut prise en France pour promouvoir la campagne BDS.

Pourtant, après l’attaque israélienne contre le Liban, la défaite électorale du Fatah, le refus des puissances impérialistes de reconnaître la victoire du Hamas et le blocus de la Bande de Gaza qui s‘ensuivit, le mouvement de solidarité avait plus que jamais besoin d’une perspective unifiante d’action pour surmonter division et paralysie.

Lors des élections présidentielles de 2007, aucun des candidats n’a pris position en faveur de la campagne BDS. [2]

Le rassemblement «Paix comme Palestine», organisé par la plate-forme des ONG françaises le 17 mai 2008, ne mettra pas en valeur la campagne de Boycott appelée par les Palestiniens, ni dans l’appel de l’initiative, ni dans son déroulement, ni dans ses conclusions. Aucun de ses porte-paroles palestiniens ne fut invité et les quelques milliers de présents entendirent qu’il fallait « agir » et « faire pression sur nos gouvernements » ! Comment ?

Quelques mois auparavant, divers intellectuels palestiniens et Ilan Pappé avaient insisté sur la pertinence du boycott à l’occasion du Salon du Livre de Paris, qui n’avait pas hésité à mettre Israël à l’honneur. Mais leur avis n’était pas partagé par certaines personnalités très écoutées des responsables du Collectif national et le mouvement se divisa aussi à cette occasion.

Les informations sur le développement très positif de la campagne en Angleterre, en Irlande, en Ecosse, en Afrique du Sud, au Canada, en Australie, etc., les appels des porte-paroles palestiniens de la campagne (par exemple l’intervention d’Omar Barghouti en juin 2008 à Bil’in [3]), sont restés sans écho.

C’est la remobilisation populaire suscitée par l’agression criminelle de l’armée israélienne contre Gaza fin 2008 qui a rendu insupportable l’absence de réponse à la question, « Que peut-on faire concrètement en France ? ». « Agir », mais comment, au-delà des sempiternelles cartes postales et pétitions ?

Début 2009, Capjpo-Europalestine fut la première association possédant une notoriété nationale à s’engager durablement sur le thème du boycott et a publié en septembre une brochure : « Le boycott d’Israël, pourquoi et comment ? ».

En juin 2009, une structure unitaire « Campagne BDS France » s’est constituée, composée d’une trentaine d’organisations et d’associations s’engageant à soutenir l’appel de juillet 2005 dans son intégralité. Plusieurs organisations membres du Collectif national, dont l’AFPS, n’en font pas partie.

En août 2009 le NPA a invité Omar Barghouti à son université d’été.

Jusqu’en septembre 2009, le Collectif national se contentera de mener des actions liées au désinvestissement (Veolia, Alsthom), réduisant l’action directe contre l’Etat israélien à la demande d’une sanction : la suspension de l’accord d’association Union Européenne-Israël.

En mai 2009, sous la pression de la base et notamment de responsables locaux, le congrès de l’AFPS a voté une déclaration appelant ses adhérents à « s’impliquer dans l’action BDS », ouvrant la voie à l’avancée du Collectif national qui, en septembre, franchissait le pas d’appeler au boycott des produits israéliens, tout en précisant que c’était au motif que « les produits israéliens ne respectent pas les normes de traçabilité permettant de les distinguer des produits en provenance des colonies illégales d’Israël dans les Territoires Palestiniens occupés. »

En octobre 2009, l’Union syndicale Solidaires décidait de s’engager dans la campagne BDS.

Elle avait été précédée par le Conseil National de la FSU qui avait décidé « de soutenir les initiatives allant dans le sens de l’appel BDS ».

L’UJFP a pris position en faveur du soutien à l’appel BDS courant 2009 et participe à BDS France.

Par ailleurs, lors de la campagne des Européennes, le NPA en tant que parti et quelques candidats d’autres listes (Front de Gauche, Verts…) ont soutenu le mot d’ordre de boycott.

On peut donc constater quelques progrès dans la période récente, mais tout cela reste fragile et même susceptible d’être à tout moment remis en cause.

C’est ainsi qu’en mai 2010 la direction nationale de la CGT, tout en affirmant sa « solidarité avec les travailleurs des territoires occupés qui sont confrontés à la répression mais aussi à l’exploitation », a dénoncé la campagne BDS au motif que le boycott serait une « punition collective à l’encontre des citoyens israéliens » et que cette campagne « affaiblit et isole le camp de la paix en Israël », faisant siens des arguments éculés de la « Gauche sioniste » auxquels les partisans de BDS ont déjà mille fois répondu. [4]

Déjà, en avril, le président de la LDH entérinait un recul de son organisation qui avait pourtant signé le communiqué commun de septembre : subitement, « le boycott des entreprises coloniales » est devenu « difficile » et celui de « tous les produits israéliens » est inacceptable car « ce serait confondre Israël et ses colonies » et « confondre le combat contre les gouvernants avec le boycott de toute une société ».

Dans le même temps, en mars 2010, la direction de l’AFPS décidait de « recentrer son engagement dans la bataille BDS » en la concentrant sur le boycott des produits des colonies.

Le motif invoqué est celui des risques judiciaires encourus, du fait de la décision gouvernementale de tenter de requalifier en « incitation à la haine raciale » les actions militantes de boycott des produits israéliens.

On a beau vouloir être solidaires des Palestiniens, on n’a pas une âme de martyrs, semblent penser les dirigeants de l’AFPS et de la LDH qui refusent le défi d’un gouvernement pro-sioniste, cèdent au chantage de l’antisémitisme sans combattre et donnent ainsi la mesure des risques qu’ils sont prêts à assumer pour la cause !

Il faut sécuriser juridiquement les actions et donc ne promouvoir que le boycott de produits provenant de colonies qui « elles, sont illégales au regard du droit international ». En outre, on prendra soin de s’abriter derrière quelques dispositions de droit commercial sur l’étiquetage.

Exit donc le boycott d’Israël et place au seul boycott des produits issus des « colonies illégales ».
Ce que dit l’appel BDS et ce qu’il ne dit pas !

Depuis 5 ans, - et parce qu’ils sont confrontés, notamment en Europe, à des tentatives permanentes de réduire le contenu et de modifier les objectifs de leur appel initial, - les responsables palestiniens de BDS ne cessent de réaffirmer les fondamentaux de l’appel.

La coalition BDS représente les 3 composantes du Peuple palestinien :

- les réfugiés palestiniens, où qu’ils résident actuellement, dans les camps ou hors des camps ;
- les Palestiniens des territoires occupés de Cisjordanie et de la Bande de Gaza (dont de nombreux réfugiés) ;
- les citoyens palestiniens d’Israël (dont des déplacés).

Chacune de ces composantes subit une forme d’oppression spécifique :
- L’occupation directe et la colonisation pour ceux qui résident en Cisjordanie (y compris Jérusalem) et le blocus criminel pour les habitants de Gaza,
- Le système légalisé et institutionnalisé de discrimination raciale à l’intérieur de l’Etat israélien pour les Palestiniens qui y résident aujourd’hui,
- Le refus de reconnaître le droit au retour et à des réparations pour les réfugiés.

Beaucoup de Palestiniens subissent une combinaison de ces différentes formes d’oppression.

Toutes les composantes subissent les conséquences de la colonisation sioniste de la Palestine.
C’est pourquoi « l’appel de BDS affirme la primauté du droit à l’autodétermination et traite les droits fondamentaux des trois principales composantes du peuple palestinien : Vivre libre de l’occupation israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, y compris Jérusalem Est ; la fin du système israélien de discrimination raciale institutionnalisée contre ses citoyens palestiniens ; et, pour les réfugiés palestiniens et les personnes déplacées, la grande majorité du peuple palestinien, le bénéfice de leur droit au retour dans leurs foyers et la perception des réparations. » [5]

L’appel BDS n’est donc pas seulement une remise en cause de l’occupation militaire et de la colonisation au sein des territoires occupés en 1967. [6]

La lutte à laquelle nous appelle BDS s’étend au delà de la fin de l’occupation et l’exigence du droit à l’autodétermination ne se confond pas avec une demande de fixer des frontières sur la ligne verte pour délimiter deux Etats.

En fait BDS ne prend pas position sur cette question (un Etat, deux Etats ?) mais pose les conditions permettant aux Palestiniens, tous les Palestiniens, de choisir : l’autodétermination et le respect de leurs droits nationaux.

Autrement dit, la campagne internationale BDS, c’est jusqu’à ce que l’ensemble du Peuple palestinien puisse exercer son droit inaliénable à la liberté et à l’autodétermination.

Toute autre attitude, et notamment celle qui consiste à limiter les revendications palestiniennes à la fin de l’occupation de 1967 (par exemple au motif d’élargir la mobilisation), ne permet pas « d’avancer d‘un pas avec des milliers » [7] mais au contraire fait reculer la solidarité qui perd son sens d’un soutien à la lutte des Palestiniens pour leurs droits, tous leurs droits.

« Ce qui compte est d’être d’accord avec ses motivations et ses objectifs (…) qui doivent être le dénominateur commun à tous les groupes solidaires de la Palestine : mettre fin aux trois formes principales de l’injustice israélienne et promouvoir les droits des Palestiniens. Ce sont les conditions sine qua non pour que cette campagne soit efficace et réponde aux aspirations de la société civile palestinienne. » [8]

La première exigence est celle du respect des objectifs de la campagne BDS et donc de la dimension politique de cet appel et de la finalité de la bataille qu’il veut organiser en soutien à la lutte du Peuple palestinien.

Il faut donc l’affirmer une fois de plus : la question palestinienne est une question politique et la lutte de libération nationale du Peuple palestinien ne peut être confondue avec une question humanitaire ni même avec une question de « droits de l’homme » !

Les raisons du refus de soutenir l’appel dans son intégralité

La conversion partielle de divers responsables à l’appel BDS masquait en réalité le maintien de sérieuses divergences avec les bases politiques de la campagne internationale.

Contrairement à l’illusion répandue par certains, aucune « ambiguïté constructive » ne peut « permettre de mettre en accord les tenants d’un boycott de l’ensemble des produits israéliens et ceux souhaitant un ciblage spécifique des produits des colonies. » [9]

Pour une raison toute simple : les Palestiniens ne sont pas soumis à la domination et à l’oppression des seuls colons résidant dans les colonies de Cisjordanie (dont Jérusalem) mais à la colonisation sioniste de la Palestine, dont l’Etat d’Israël créé en 1948 est une étape essentielle pour réaliser le projet sioniste de conquête de toute la Palestine et donc de destruction du Peuple palestinien.

Comment peut-on « dénoncer une politique colonialiste » sans combattre l’Etat colonial ?

Penser qu’on peut « estomper le clivage politique » entre ceux qui pensent qu’il faut isoler l’Etat d’Israël, pour contribuer à modifier le rapport des forces entre l’occupant sioniste et les Palestiniens soumis à la colonisation depuis plus de 60 ans et ceux qui pensent qu’il s’agit avant tout d’un problème de colonies et de droits de l’homme dans des « territoires occupés en 1967 », c’est évidemment replonger dans les pires travers d’un mouvement qui s’est depuis trop longtemps obstiné à refuser de considérer la lutte du Peuple palestinien comme une lutte de libération nationale.

Contrairement à ce qu’affirme notre défenseur de « l’ambiguïté constructive quand on considère les enjeux pratiques », les divergences ne se réduisent pas, elles prennent tout leur sens ! [9]

Le problème n’est pas de savoir s’il faut être pédagogue et construire progressivement la mobilisation en définissant des cibles concrètes qui se prêtent à la démonstration (par exemple Agrexco) pour être plus efficace.

Le problème commence quand, faute d’être en accord avec les objectifs politiques de BDS (redisons-le encore une fois : l’autodétermination et les droits des 3 composantes du Peuple palestinien), on modifie les objectifs et les revendications explicitement affirmés dans l’appel.

Entre autres exemples :

Dans la rubrique « BDS Mode d’emploi », le « tract type » recommandé à ses comités par l’AFPS affirme… « que tout le monde connaît les termes de la solution : la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. » [10]

Quand on lit dans un tract du collectif Palestine de l’Essonne que « 170 ONG palestiniennes, ainsi que des anticolonialistes israéliens, ont décidé de lancer des campagnes BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)… pour parvenir à la reconnaissance d’un Etat palestinien de droit, aux côté de l’Etat d’Israël »,

Quand on lit dans la déclaration de Solidaires annonçant son adhésion à BDS : « il s’agit, par une campagne de sanction non-violente, d’agir dans un cadre citoyen et éthique afin d’obtenir une solution politique qui garantisse l’application du droit international pour les deux peuples, palestinien et israélien, dans les frontières de 1967 »,

Force est de constater que ce n’est pas ce qui est écrit dans l’appel BDS mais que c’est l’affirmation d’une ligne politique parfaitement identifiée : celle qui prétend que l’Etat palestinien indépendant dans les frontières de 67 est « la solution ».

Cette position est aujourd’hui celle d’Abbas et de Fayyad, ce n’est pas la position de BDS !

Et c’est ce qui permet de comprendre que, derrière un apparent désaccord tactique sur la meilleure façon de convaincre et de faire progresser l’adhésion à la lutte pour les droits des Palestiniens (doit-on se concentrer sur les produits des colonies ?), il y a en réalité un vrai désaccord sur le contenu même de la solidarité, sur les droits qu’on soutient et sur le projet politique avec lequel on demande d’être solidaire.

Certes, c’est le droit de chacun de s’accrocher à la perspective de « l’Etat indépendant dans les frontières de 67 », malgré l’accumulation des faits et des analyses qui en démontrent chaque jour un peu plus l’impossibilité et la signification politique réelle.

Mais invoquer la défense de BDS pour promouvoir cette position, c’est de la manipulation !

La recherche de l’efficacité est très louable, pour autant qu’elle ne soit pas un prétexte pour réduire le niveau des revendications palestiniennes à un niveau supportable pour « la vraie radicalité positive » [7] des supporters français de Fayyad.

On est aussi en droit de s’interroger sur le fait que, dans un grand nombre des tracts émanant de comités ou de collectifs unitaires et recensés sur divers sites, figure exclusivement la formule du nécessaire respect par Israël « du droit international » alors que dans l’appel BDS, cette exigence est précédée par celle du « droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination » et suivie par les revendications des 3 composantes du Peuple palestinien.
L’appel BDS ne revendique pas l’application d’un droit international abstrait mais revendique des droits concrets qu’il énumère précisément.

Ces droits, qui sont partie intégrante des objectifs de l’appel, doivent être systématiquement rappelés, indépendamment de l’axe retenu et de la pédagogie mise en œuvre.

Qu’il s’agisse de culture, de sport, d’éducation, de diplomatie ou de marchandises, etc., qu’il s’agisse de boycott, de désinvestissement ou de sanctions, c’est seulement l’angle d’attaque qui change, la variété permettant de renforcer la démonstration.

Mais il n’y a pas d’adaptation possible des objectifs et des droits.

C’est aussi ce que disait Jamal Juma en 2006 dans sa lettre ouverte précitée :

« C’est pourquoi nous, les Palestiniens, sommes ceux qui peuvent discuter et décider comment nous nous présentons, nous, nos droits et notre oppression, comment nous en parlons et quels arguments nous utilisons.
Nous savons exactement comment la décrire et comment en parler. Nos amis, nos camarades et nos soutiens peuvent la présenter de la manière la plus appropriée à leur contexte de travail, sans toutefois faire de concessions sur l’essence de la question elle-même. »

Nous ne sommes pas en présence d’une discussion utile sur les moyens d’agir, nous sommes en présence de divergences fondamentales sur l’essence de la question palestinienne.

Toute ambiguïté est destructrice pour la lutte et soutenir que l’ambition de BDS, c’est obtenir d’Israël qu’il accepte la ligne verte comme frontière et qu’il respecte « les normes élémentaires de traçabilité des produits » est une escroquerie intellectuelle tant vis-à-vis des initiateurs de l’appel qui ne cessent de rappeler les véritables ambitions de leur campagne qu’à l’égard de ceux à qui on demande de boycotter.

Loin d’être une affaire de consommateurs à qui on demanderait de ne pas acheter des produits dont l’origine est douteuse, l’action BDS consiste en une gigantesque bataille idéologique, d’une part pour déconstruire la légitimité de l’Etat d’Israël et d’autre part pour affirmer l’engagement d’une solidarité internationale aux côtés de l’ensemble du Peuple palestinien dans sa résistance pour la conquête de ses droits.

Notre combat n’a pas pour objectif de dénoncer un Etat d’Israël fraudeur sur l’origine des produits mais d’isoler l’Etat colonial qui opprime les Palestiniens, qui poursuit le nettoyage ethnique commencé avec sa création en 1948 et qui a pour objectif l’éradication de la Nation palestinienne !

BDS est partie intégrante de la résistance du Peuple palestinien à cette tentative de destruction. Certes, cette résistance ne se réduit pas à BDS, mais elle en a aujourd’hui besoin et c’est pour l’affaiblir que les attaques se multiplient contre BDS et plus généralement contre toute forme de résistance palestinienne indépendante qui s’oppose à la normalisation en cours.

A sa mesure, aux côtés d’autres formes de résistance, BDS est aujourd’hui un outil qui contribue à sortir de l’impasse des prétendues initiatives de paix et il y a peu de doutes que les efforts actuels de certains, en France et ailleurs [11], d’une part pour en limiter les ambitions au boycott des produits des colonies et d’autre part et surtout pour abaisser ses objectifs, sont en adéquation avec la politique de liquidation de la résistance menée par l’Autorité Palestinienne sous la responsabilité de Fayyad : normalisation et répression en Cisjordanie et complicité dans le blocus de Gaza. [12]

Seules la défense et l’illustration de l’appel BDS dans son intégralité peuvent permettre au mouvement de solidarité de ne pas retourner dans une impasse tragiquement similaire à l’industrie de la paix d’Oslo, loin, très loin des attentes réelles du Peuple palestinien à l’égard de la solidarité internationale.

Pierre-Yves Salingue
28 juillet 2010.


Notes de lecture :

[1] Le Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP), constitué fin 2005, et les associations qui en faisaient partie, furent dès 2006 les seuls à diffuser largement cet appel et à proposer à toutes les associations, les réseaux et tous les comités agissant dans le champ de la solidarité avec la Palestine, d’en faire le dénominateur commun d’une action de longue durée, la base d’accord proposée étant le texte palestinien. Cette proposition resta sans réponses.

[2] Au demeurant, le questionnaire adressé à tous les candidats par la plateforme des ONG françaises pour la Palestine n’évoque même pas le sujet !

[3] Traduction française sur le blog de Julien Salingue.

[4] Cf. différents articles d’Omar Barghouti, repris dans son livre BDS. La Fabrique Editions

[5] "Palestinian BDS National Committee marks five years of Boycotts, Divestment and Sanctions", Global BDS Movement, 09/07/2010

[6] Ceci avait déjà été rappelé dans une lettre ouverte aux militants européens par Jamal Juma, coordinateur de Stop the Wall, le 11/06/2006 à l’occasion du colloque ECCP sur l’appel à sanctions : « Notre lutte et notre peuple ne sont pas constitués que des territoires palestiniens occupés depuis 1967 », AFPS, 11 juin 2010.

[7] Introduction de Dominique Vidal à la conférence des groupes locaux de l’AFPS, 29/05/2010

[8] Omar Barghouti, BDS, La Fabrique Editions

[9] Omar Alsoumi, « Le mouvement de solidarité avec la Palestine après Gaza », CCIPPP, 23 juin 2010.

[10] AFPS, Annexe 4, 6 mai 2010.

[11] Des tentatives similaires semblent en cours, au moins en Italie et au Québec :
- Cf. Diana Carminati « La situation des mouvements de solidarité en Italie après la Gaza Freedom March et le Convoi Viva Palestina », ISM, 12 mars 2010.

- Cf. Robert Bibeau : « Appel à fêter l’anniversaire du mouvement BDS. Pourquoi les organisateurs modifient-ils l’appel des organisations palestiniennes ? », Boycott Israel International

[12] Voir notre article à venir analysant la politique de S. Fayyad et les objectifs de ses nouveaux supporters en France.

dimanche 6 juin 2010

Bilan et vidéo de la manifestaion du 5 juin

Cinq mille personnes ont manifesté à Paris samedi 5 juin à l'appel de toutes les associations de "soutien" à la Palestine qui ont pignon sur rue à Paris, des plus déterminées à défendre le droit de l'entité sioniste à l'existence (type PCF, Verts, sénatrice Boumedienne, AFPS et autres mouvements "pour la paix" ou "pour un Etat viable pour les Palestiniens dans les frontières de 67", etc), aux indécis qui regardent ailleurs quand ils entendent "de la mer au Jourdain la Palestine aux Palestiniens" (ex. NPA), parce qu'ils craignent de déroger à la règle générale du colonialisme français de gauche qui a toujours soutenu "le foyer national juif" et qu'en même temps ils visent un public adepte du droit à la souveraineté nationale et de la lutte de libération nationale du peuple palestinien, en passant par les diverses paroisses qui s'agrippent aux divers fonds de commerce que représente pour eux la "cause" palestinienne.
Mais le public ne s'y est pas trompé et aucun slogan parlant de paix n'a été entendu, en revanche beaucoup de "Israël assassins" avec sa suite logique "Sarkozy complice" et autres variantes: "l'Europe complice", mais aussi "Moubarak complice", "Abdallah complice" et même "la Ligue arabe complice" et quelques "l'Autorité complice" et "Abou Mazen complice". Les slogans qui ont la faveur du public et qui enflamment la foule restent les classiques "nous sommes tous des Palestiniens", "Gaza Gaza on est tous avec toi", "vive la lutte du peuple palestinien" avec la variante "vive la lutte armée du peuple palestinien". Le slogan qui fait une entrée remarquée et qui a gagné du galon pendant la manifestation jusqu'au camion de tête: "de la mer au Jourdain la Palestine aux Palestiniens", accompagné des basiques "Jérusalem Capitale" et "droit au retour de tous les réfugiés", est le fait du Mouvement de soutien à la résistance du peuple palestinien (MSRPP) qui en portait la banderole. En leur qualité de partenaires plutôt que de "soutien", les Turcs ont assuré des cortèges fracassants avec des slogans bien martelés et un enthousiasme délirant sous les drapeaux rouges très nombreux. A côté du drapeau palestinien, comme toujours, ont été brandis des drapeaux algériens, marocains, libanais et du Hezbollah. Enfin, après le traditionnel brûlage et piétinement du drapeau sioniste, la manifestation s'est terminée sur l'esplanade des Invalides, au bout d'un parcours spécialement beaux quartiers, qui laisse deviner la peur des quartiers populaires, partagée par la police française et les directions des "associations et partis" qui prennent toujours l'initiative et la tête du mouvement de soutien pour bien l'encadrer et surtout l'étouffer. Avant les discours de circonstance, c'est sur la voix du Sayed Hassan Nasrallah et au son de la fameuse dabké inventée par les Palestiniens pour rendre hommage à la victoire de la résistance libanaise du 13 août 2006, que les manifestants se sont dispersés.

http://www.youtube.com/watch?v=xU7ZQ8ZwDes

Conférence sur les réfugiés palestiniens au Liban, Vendredi 11 juin à 19h30 à la librairie Ishtar, Paris

En association avec le Comité pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah et avec la participation de Julien Salingues, notre mouvement vous convie à une conférence sur les réfugiés palestiniens au Liban vendredi 11 juin à 19h30 à la librairie Ishtar, 10 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris (métro Jussieu/Cardinal Lemoine).

Secrétariat MSRPP

Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien

mercredi 2 juin 2010

Appel à la fermeture de l'ambassade sioniste en France/Manifestation Samedi 5 juin 15 heures Place de la Bastille

APPEL A LA FERMETURE DE L'AMBASSADE SIONISTE EN FRANCE

L'Etat sioniste a démontré aux yeux du monde entier qu'il entend poursuivre la guerre coloniale non seulement contre les Palestiniens mais aussi contre le soutien international à la résistance palestinienne, en attaquant dans les eaux internationales la flottille de la liberté qui se dirigeait vers Gaza assiégée.

La représentation d'une entité coloniale qui commet, depuis l'occupation de la Palestine en 1947-48, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, des punitions collectives contre les civils, ne peut être admise en France. C'est pourquoi notre mouvement de soutien à la résistance du peuple palestinien appelle à la fermeture de l'ambassade sioniste et de toutes ses officines en France : le KKL (fonds national juif qui exproprie la terre de Palestine et construit des colonies avec l'argent récolté en France), l'agence juive (agence officielle israélienne d'aide à la migration des juifs vers l'entité sioniste), la ligue de défense juive, le bétar, etc.

Notre mouvement appelle à manifester pour la fermeture de l'ambassade sioniste en France et pour soutenir la résistance du peuple palestinien ce samedi 5 juin à 15h à Bastille.

Rendez-vous au bas des marches de l'opéra Bastille derrière notre banderole:
DE LA MER AU JOURDAIN LA PALESTINE AUX PALESTINIENS.


Secrétariat MSRPP

Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien

lundi 31 mai 2010

L'entité sioniste attaque la flotille de la Solidarité/Rassemblement 31 mai à 18H


L’ENTITE SIONISTE ATTAQUE
LA FLOTILLE DE LA SOLIDARITE

RASSEMBLEMENT LUNDI 31 MAI 18H30

DEVANT L’AMBASSADE SIONISTE
METRO FRANKLIN ROOSEVELT


Les forces d’occupation de l’entité sioniste ont attaqué dans la nuite du dimanche 30 mai et lundi 31 mai la flottille de la solidarité avec à son bord des civils internationaux et composée de plusieurs bateaux et transportant des denrées alimentaires et médicaments pour les habitants de la bande de Gaza sous blocus.

Rappelons que la bande de Gaza et plus d’un million et demi de personnes subissent ce blocus imposé d’une part par l’entité sioniste et d’autre part par l’Egypte avec la construction du mur de la honte soutenue en cela par l’autorité collaborationniste de Ramallah et la complicité des régimes arabes et surtout de la France.

On dénombre ce matin une quinzaine de morts et plus de 50 blessés et la flottille a été arraisonnée et dirigée malgré elle dans un port en territoire palestinien occupé.

Une fois de plus l’entité sioniste d’occupation prouve depuis la spoliation de la terre de Palestine en 1947/1948 que son seul objectif est la préservation de son système colonial même au mépris de civils désarmés solidaire de la cause palestinienne.

L’entité sioniste prouve une fois de plus qu’elle est le seul obstacle à la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien qui lutte pour sa libération, pour le droit au retour de tous les réfugiés expulsés depuis 1947/1948 et son autodétermination sur sa terre historique.

Notre mouvement milite pour le démantèlement de l’entité sioniste et soutien la résistance du peuple palestinien.
Secrétariat MSRPP
Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien