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dimanche 6 juin 2010

Conférence sur les réfugiés palestiniens au Liban, Vendredi 11 juin à 19h30 à la librairie Ishtar, Paris

En association avec le Comité pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah et avec la participation de Julien Salingues, notre mouvement vous convie à une conférence sur les réfugiés palestiniens au Liban vendredi 11 juin à 19h30 à la librairie Ishtar, 10 rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris (métro Jussieu/Cardinal Lemoine).

Secrétariat MSRPP

Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien

mercredi 2 juin 2010

Appel à la fermeture de l'ambassade sioniste en France/Manifestation Samedi 5 juin 15 heures Place de la Bastille

APPEL A LA FERMETURE DE L'AMBASSADE SIONISTE EN FRANCE

L'Etat sioniste a démontré aux yeux du monde entier qu'il entend poursuivre la guerre coloniale non seulement contre les Palestiniens mais aussi contre le soutien international à la résistance palestinienne, en attaquant dans les eaux internationales la flottille de la liberté qui se dirigeait vers Gaza assiégée.

La représentation d'une entité coloniale qui commet, depuis l'occupation de la Palestine en 1947-48, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, des punitions collectives contre les civils, ne peut être admise en France. C'est pourquoi notre mouvement de soutien à la résistance du peuple palestinien appelle à la fermeture de l'ambassade sioniste et de toutes ses officines en France : le KKL (fonds national juif qui exproprie la terre de Palestine et construit des colonies avec l'argent récolté en France), l'agence juive (agence officielle israélienne d'aide à la migration des juifs vers l'entité sioniste), la ligue de défense juive, le bétar, etc.

Notre mouvement appelle à manifester pour la fermeture de l'ambassade sioniste en France et pour soutenir la résistance du peuple palestinien ce samedi 5 juin à 15h à Bastille.

Rendez-vous au bas des marches de l'opéra Bastille derrière notre banderole:
DE LA MER AU JOURDAIN LA PALESTINE AUX PALESTINIENS.


Secrétariat MSRPP

Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien

lundi 31 mai 2010

L'entité sioniste attaque la flotille de la Solidarité/Rassemblement 31 mai à 18H


L’ENTITE SIONISTE ATTAQUE
LA FLOTILLE DE LA SOLIDARITE

RASSEMBLEMENT LUNDI 31 MAI 18H30

DEVANT L’AMBASSADE SIONISTE
METRO FRANKLIN ROOSEVELT


Les forces d’occupation de l’entité sioniste ont attaqué dans la nuite du dimanche 30 mai et lundi 31 mai la flottille de la solidarité avec à son bord des civils internationaux et composée de plusieurs bateaux et transportant des denrées alimentaires et médicaments pour les habitants de la bande de Gaza sous blocus.

Rappelons que la bande de Gaza et plus d’un million et demi de personnes subissent ce blocus imposé d’une part par l’entité sioniste et d’autre part par l’Egypte avec la construction du mur de la honte soutenue en cela par l’autorité collaborationniste de Ramallah et la complicité des régimes arabes et surtout de la France.

On dénombre ce matin une quinzaine de morts et plus de 50 blessés et la flottille a été arraisonnée et dirigée malgré elle dans un port en territoire palestinien occupé.

Une fois de plus l’entité sioniste d’occupation prouve depuis la spoliation de la terre de Palestine en 1947/1948 que son seul objectif est la préservation de son système colonial même au mépris de civils désarmés solidaire de la cause palestinienne.

L’entité sioniste prouve une fois de plus qu’elle est le seul obstacle à la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien qui lutte pour sa libération, pour le droit au retour de tous les réfugiés expulsés depuis 1947/1948 et son autodétermination sur sa terre historique.

Notre mouvement milite pour le démantèlement de l’entité sioniste et soutien la résistance du peuple palestinien.
Secrétariat MSRPP
Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien

mardi 27 avril 2010

MANIFESTATION 15 MAI A 15 HEURES : Commémoration de la Naqba

PALESTINE
15 mai 1948 – 15 mai 2010
LA LUTTE DE LIBÉRATION NATIONALE CONTINUE

MANIFESTATION
PLACE DU CHATELET
SAMEDI 15 MAI à 15 HEURES

Après plus d’un siècle de stratégie colonialiste sioniste en Palestine, encouragée par les autorités britanniques à la suite du démantèlement de l’Empire Ottoman et de la déclaration Balfour (2 novembre 1917) en faveur de la création d’un « foyer national » juif en Palestine, le 29 novembre 1947, un plan de « partage » prévoyant la constitution d’un Etat juif sur 55% du territoire de la Palestine est voté par l’Assemblée générale de l’ONU avec l’appui des Etats-Unis, de l’Union Soviétique et de la France. Evidemment, cette spoliation votée par les institutions internationales fut organisée sans jamais consulter le peuple palestinien.

A la suite de ce vote, des affrontements éclatèrent entre Palestiniens et sionistes. Alors qu’ils contrôlaient les villes du littoral, à partir du mois d’avril 1948, les sionistes mirent en place le plan Dalet qui prévoyait l’expulsion de la population palestinienne des zones contrôlées par les sionistes et la destruction de leurs villages. Le 14 mai 1948, avec le soutien des pays des deux blocs impérialistes, David Ben Gourion, proclama la création de l’Entité sioniste. Soumis à une guerre de conquête coloniale, plus de 800 000 Palestiniens furent chassés de leur terre, plus de 15 000 Palestiniens furent massacrés, plus de 531 villages et 300 hameaux furent détruits pour empêcher tout retour des Palestiniens et entériner ce nettoyage ethnique. Cet épisode tragique de l’histoire du peuple palestinien est connu sous le terme de Naqba (catastrophe). La création de l’Entité usurpatrice ne faisait que mettre en œuvre l’idéologie sioniste, dont la finalité était dès l'origine la domination, l’oppression, l’expulsion, le massacre du peuple palestinien et le vol de sa terre, afin de constituer un Etat exclusivement « juif ».

L’Entité sioniste, se lança dans une politique guerrière tous azimuts contre les pays arabes voisins, avec l’indéfectible soutien de l’Occident impérialiste. De l’agression de Suez en 1956, en passant par la guerre de 1967, et les multiples attaques contre le Liban, l’Entité sioniste n’a jamais eu qu’un seul et même objectif : écraser toute velléité de résistance, imposer l’hégémonie occidentale sur la région et faire reconnaître son existence comme légitime et définitive. Ces guerres d’agression menées par l’Entité se doublèrent d’une politique de répression contre le peuple palestinien et de multiples tentatives d’écrasement de sa résistance.

Les réfugiés palestiniens expulsés en 1947-1948 et dans les décennies qui suivirent lors des différentes attaques sionistes, représentent aujourd'hui, avec le chiffre de 6,5 millions sur une population totale de 10 millions, le groupe de réfugiés le plus ancien et le plus important du monde. Installés dans des camps de fortune à l'intérieur de la Palestine, au Liban, en Syrie et en Jordanie, ou répartis dans les autres pays du monde, ces réfugiés sont la preuve vivante du nettoyage ethnique, de la spoliation, de l'expulsion et de l'injustice commise par l'Entité sioniste. Ils sont aussi les garants de l'identité palestinienne et de l'unité du peuple palestinien. Malgré leur déracinement, ils demeurent attachés génération après génération à leur imprescriptible droit au retour dans leurs foyers et sur leur terre d'origine.

Outre l’Entité sioniste et ses soutiens occidentaux, le peuple palestinien doit combattre la coalition des pays arabes réactionnaires qui ont fait le choix de la capitulation. Le camp de la collaboration arabe s’est illustré notamment dans la figure d’Hussein de Jordanie qui chercha à liquider la résistance palestinienne au cours de Septembre Noir en 1970 et dans celle d’Anouar El-Sadate et sa politique de capitulation. Actuellement, l’Egypte du Général Moubarak soutient l’Entité sioniste dans sa politique d’annihilation de tout esprit de résistance à Gaza en aggravant le blocus par la construction d'un nouveau mur. Aujourd'hui, avec à leur tête l'Arabie Saoudite, tous les autres pays arabes, à quelques rares exceptions près, collaborent assidûment avec l'Entité sioniste, pour liquider la résistance.

En Palestine même, l'Autorité palestinienne, créée par les Accords d'Oslo en 1993 dans le seul but d'assurer la sécurité exclusive de l'Entité sioniste et de constituer un « partenaire privilégié » pour les négociations et autres processus de « paix » destinés à faire échouer la lutte de libération du peuple palestinien, œuvre pour la normalisation des « relations » avec l’ennemi et pour la liquidation de la résistance. Cette Autorité doit être dénoncée et condamnée, au même titre que les collaborateurs arabes, notamment lorsqu’elle bafoue le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Chaque 15 mai, le peuple palestinien commémore la Naqba et son expulsion de sa terre par l’occupant sioniste. Le mouvement de soutien en France se tient à ses côtés en ce jour, et tous les jours, jusqu’à la victoire de sa lutte de libération nationale.

Le Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP) appelle à manifester ce 15 mai à 15 heures de la Place du Châtelet à Barbès pour soutenir la résistance du peuple palestinien dans sa lutte pour la reconquête de ses droits légitimes :

- le droit au retour sur leur terre d’origine de l’ensemble de réfugiés
- l’établissement d’un Etat palestinien libre de la mer Méditerranée au Jourdain
- la ville d'Al-Qods capitale une et indivisible

Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP)

msrpp_buro@yahoo.fr
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mardi 13 avril 2010

Expulsion massive de dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie

Par le Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP)

Paris, le 13 avril 2010

Le 13 octobre 2009, le commandement militaire sioniste a signé un décret qui entre en vigueur ce jour, mardi 13 avril 2010, et qui vise l'expulsion des dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie qui sont détenteurs d'une carte d'identité avec une adresse dans la bande de Gaza, ou qui sont nés dans ce territoire, ainsi que leurs descendants. Cet ordre militaire vise également les Palestiniens nés en Cisjordanie qui ont, pour diverses raisons, perdu leur statut de « résident » à la suite, par exemple, d'un séjour à l'étranger, ainsi que les épouses étrangères de Palestiniens.


Cette décision intervient alors que l'Entité sioniste accélère la colonisation et la « politique du fait accompli » en Cisjordanie et en particulier à Al-Quods, où elle a annoncé récemment la construction de 1 600 nouveaux logements pour les colons et où elle poursuit sa stratégie avec l'inauguration d'une synagogue dite « historique » à quelques mètres de l'Esplanade des Mosquées. Ainsi, en même temps que les autorités sionistes décrètent que près de 70 000 Palestiniens seront considérés à partir du mardi 13 avril comme des « infiltrés » en Cisjordanie, la présence de dizaines de milliers de colons qui occupent des logements construits illégalement pour judaïser Al-Quods est, elle, légitimée sans problème.

Il faut rappeler que cette nouvelle mesure s'inscrit dans la logique du plan de nettoyage ethnique de l'ensemble de la Palestine pour en faire un Etat exclusivement juif. Cette politique a été inaugurée avec l'expulsion de plus de 800 000 Palestiniens lors de la Nakba en 1947-1948 qui a été l'acte de naissance de « l'Etat » sioniste. Le sionisme, comme système colonial basé sur la négation du non juif Palestinien, prône le fait que la Palestine est la terre « d'un seul peuple, le peuple juif ». L'expulsion massive, et son corollaire qu'est la colonisation, sont donc les moyens traditionnels de mise en œuvre de cette idéologie.

Par ailleurs, cet ordre militaire raciste et discriminatoire en ce qu'il vise une catégorie particulière de la population, les Arabes, a pour but de produire une division supplémentaire du peuple palestinien, en distinguant les « Ghazaouis » des « Cisjordaniens », par opposition à l'unité mondiale et internationale présumée du « peuple juif ». Mais cette stratégie est vouée à l'échec, car les droits du peuple palestinien à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de la Palestine sont inaliénables et imprescriptibles.

Enfin, cette étape supplémentaire dans le nettoyage ethnique de la Palestine ne semble pas alerter la « Communauté internationale » ni les « fervents défenseurs » du soi-disant Droit international, qui stipule pourtant clairement l'obligation pour l'occupant de respecter la « liberté de résidence des Palestiniens en Cisjordanie » ainsi que leur « libre circulation ».

Mais c'est surtout le silence des pays arabes ainsi que la seule « préoccupation » de l'Autorité palestinienne de Ramallah qui doivent être dénoncés. La collaboration et la soumission aux diktats sionistes ne conduira certainement pas le peuple palestinien à recouvrer ses droits historiques. Ceux qui ont fait le choix de la résistance l'ont compris bien assez tôt. La fin des expulsions et de la colonisation passe par l'élimination du sionisme et de son cadre étatique et institutionnel actuel en Palestine. C'est pour cela que la seule option stratégique du peuple palestinien est celle de la résistance sous toutes ses formes.

La première responsabilité du mouvement de soutien en France est de dénoncer les pratiques iniques de l'entité sioniste en Palestine et de dévoiler leur fondement théorique qui est l'idéologie sioniste. Ce mouvement doit soutenir sans faille la résistance du peuple palestinien, et dénoncer la collaboration de tous les ennemis de sa cause, aussi bien Arabes que Palestiniens. Le mouvement de solidarité ne doit pas oublier les fondamentaux de la lutte de libération du peuple palestinien, à savoir l'abolition de « l'Etat d'Israël », le Droit au Retour de tous les réfugiés dans leurs terres et foyers d'origine et la libération de tous les prisonniers.

Seul l'attachement ferme à cette plateforme de revendications impulsera un mouvement de soutien en France capable et efficace.



jeudi 4 mars 2010

Cessions de formation "Colonisation et Résistance monde Arabe-Palestine, analyse historique et perspectives"

Le Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP) vous convie à ses cessions de formation "Colonisation et résistance Palestine – monde arabe, analyse historique et perspectives", dont la première se tiendra

SAMEDI 13 MARS 2010
Association ACTIT
54 rue de Hauteville, 75010 Paris (métro Bonne Nouvelle)
de 10h à 18h


Pourquoi cette formation ?

Dans le vide intellectuel qui sévit actuellement au sein du mouvement de soutien à la Palestine en France, qui permet des positions du type « paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens » et des gesticulations médiatiques qui éludent les fondamentaux de la lutte de libération nationale palestinienne et arabe (droit à la résistance et à la souveraineté nationale), notre mouvement a entrepris d’organiser des cessions de formation visant à apporter un éclairage historique sur la résistance contre l’impérialisme et le sionisme dans le monde arabe.

Ces cessions visent aussi à relater l’histoire de la colonisation européenne des pays du monde arabe et de la résistance qu’elle a rencontrée, avec ses courants idéologiques, politiques et ses partis et organisations, ainsi que l’histoire de l’implantation du sionisme en Palestine et le rôle des impérialistes.

Cette formation vise également à présenter la résistance palestinienne et ses différents courants, ainsi que la résistance arabe actuelle, et à rechercher des pistes pour analyser le présent et définir les perspectives d’avenir, car l’histoire nous apprend que la résistance se renouvelle toujours face à l’occupation et finit par vaincre.
De plus, nous voulons dégager en France des perspectives d’un véritable soutien à la résistance face à l’impérialisme et au sionisme et surtout contrer un courant de pensée, présent dans les formations politiques et d’autres secteurs, qui n’a jamais renoncé à une idéologie colonialiste, raciste et fasciste. Une idéologie qui, non seulement justifie la présence impérialiste dans le monde arabe, ou ailleurs, mais qui organise en France (et en Europe) des campagnes islamophobes et xénophobes.

Pour nous, il n’y a pas de différence entre ceux qui mènent ici et là-bas leurs basses besognes de domination coloniale. Il est un fait que le soutien à la cause de la libération de la Palestine dévoile ces idéologues de tous poils et participe de la lutte d’émancipation aussi bien là-bas qu'ici. C’est parce que nous subissons ici ces idéologues et leurs lobbies et campagnes racistes, qu’il nous apparaît fondamental de développer un véritable mouvement de solidarité avec la résistance du peuple palestinien, et de nous y investir en France.


Plan de la formation

1) Colonisation du monde arabe et résistance à la domination occidentale :

a. Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye)

b. Machrek (Liban, Syrie, Jordanie, Egypte, Irak, péninsule arabe, Soudan)

Contexte historique à partir du VIIème siècle (conquêtes au nom de l’islam) et jusqu’à 1980 ; les premières croisades, l’empire ottoman, la colonisation européenne suivie de l’impérialisme états-unien (analyse des causes et moyens mis en oeuvre), la résistance à la domination occidentale (luttes de libération nationale, décolonisation, identification et étude des principales idéologies de la résistance : islamique, nationaliste, laïque, marxiste, etc.).

2) Colonisation de la Palestine : mouvement sioniste (naissance et projet), déclaration Balfour (1917), nakba, défaite de 1967)

3) Mouvements de résistance en action en Palestine et dans le monde arabe : organisations de résistance palestinienne (OLP, Fateh, FPLP, FDPLP, etc.), et arabe (Hezbollah)

4) Mouvement de soutien en France depuis la fin des années 1960 à aujourd’hui

5) Situation actuelle de la colonisation et de la résistance dans le monde arabe et en Palestine, et perspectives pour le mouvement de soutien en France

mardi 16 février 2010

Appel à la Dissolution de l'Autorité Palestinienne et au Jugement de ses Responsables

Par Walid ATALLAH
Membre de l’association des Palestiniens en France AL JALIYA


Paris, le 15 février 2010

La guerre menée par Israël contre la population de Gaza l'année dernière a laissé derrière elle plus de 7.000 victimes dont plus de 1.500 tués et plus de 5000 blessés et des dizaines de milliers de sans abris, qui s'ajoutent aux victimes du blocus international, égyptien et israélien, qui tue chaque jour du fait du manque de médicaments, d’hospitalisation et de nourriture.

Dans le reste de la Palestine historique, la colonisation israélienne et la chasse à la résistance continuent avec la collaboration des services de sécurité de l’autorité palestinienne. Les responsables de cette "autorité" ont récemment publiquement reconnu que les 16 ans de négociations étaient un échec. Ce qui ne les empêche pas de continuer à négocier, par l'intermédiaire des Etats-Unis.

A l’époque de Yasser Arafat, les Israéliens et les Américains, et d’autres, avaient déclaré qu’il constituait l’obstacle à la paix, car il ne « luttait pas » contre les « terroristes » qui empêchaient le « processus de paix d’aboutir ».

Après l’empoisonnement de Yasser Arafat en 2004, j’avais écrit, le 16 novembre, les lignes suivantes concernant son assassinat : « Au vu des déclarations américaines, israéliennes et autres, il est certain que la mort de Yasser Arafat sert directement les intérêts de ces derniers qui désirent trouver "une direction palestinien prête à négocier", c'est à dire à signer l'acte de capitulation face à l'impérialisme américain et au sionisme de l'Etat d'Israël. Cela révèle que ces derniers n'ont pas renoncé à mettre à genoux le peuple palestinien et le pire est peut être à venir. »

En effet, le pire est venu pour les Palestiniens de Gaza avec la bénédiction des responsables de l’autorité, dont certains sont aussi des responsables de l’OLP. On ne peut oublier les déclarations de Yasser Abed Rabo, secrétaire général du comité exécutif de l’OLP et responsable au sein de l’autorité, qui a affirmé qu'Israël aurait dû « terminer le travail » en écrasant la résistance à Gaza, ni celles de Abou Mazen, selon qui la guerre menée contre Gaza était due aux agissements du Hamas…. S’il est vrai que le Hamas a commis des erreurs, on ne peut lui imputer une telle responsabilité.

Ce qui se passe aujourd'hui se situe dans la continuité de la logique enclenchée par les accords d’Oslo de 1993 qui ont créé l’autorité palestinienne dans l'unique but de mater la résistance palestinienne. Le texte de ces accords stipule que « l’autorité doit empêcher tout acte de violence contre Israël ». Sur cette base, les arrestations des militants par Israël et l’autorité palestinienne n’ont jamais cessé jusqu'à ce jour. L'autorité a ainsi été constituée, et a servi, en tant que force supplétive et collaboratrice de l’occupation.

Aujourd’hui, il faut savoir que le budget de l’autorité est financé principalement par les Etats-Unis et l’Europe, ce qui sert directement à la corruption des responsables de cette autorité et au recrutement et à l’entraînement des forces palestiniennes de sécurité sous la supervision du général américain Dayton qui de fait est le véritable gouverneur de l’autorité palestinienne aidé par des collaborateurs comme Mohamed Dahlan et ses « brigades de la mort ».

L’autorité s'est complètement discréditée depuis l’empoisonnement de Yasser Arafat, par les prises de positions de ses responsables durant et après la guerre contre Gaza, jusqu’à l'approbation dernièrement par Mahmoud Abbas de la construction du MUR par l’Egypte pour renforcer le blocus contre Gaza et la récente participation de Salam Fayadh, le « premier ministre de cette autorité », à la conférence annuelle de Hertzeliya sur la « sécurité nationale israélienne » qui a condamnée la résistance.

Yasser Arafat avait refusé d’être l’homme de la capitulation et c’est pour cela qu’il a été empoisonné. Quand j’avais écrit cela en novembre 2004, Leila Shahid, le Fatah et ses officines en France m’avaient traité de fou furieux, et affirmé qu’il ne fallait pas parler d’empoisonnement de Yasser Arafat. En 2009, après 5 ans de silence sur ce crime classé sans suite, et sans qu'aucune enquête n'ait été diligentée, le 6ème congrès du Fatah s'est tenu avec la permission et sous le contrôle de la puissance d’occupation, ce qui est une honte pour un mouvement qui se prétend un mouvement de libération nationale et déclare du bout des lèvres, que la responsabilité de la mort de Yasser Arafat est imputée à Israël…

Quelle est l’alternative ?

Beaucoup se posent cette question : quelle est l’alternative ? En réponse, il faut partir du vécu du peuple palestinien, qu’il soit à Gaza, en Cisjordanie, dans le reste de la Palestine , en Galilée, ou ailleurs dans le monde. Sur plus de 10 millions de Palestiniens dans le monde, près de la moitié vit l’occupation et l’autre vit l’exil. Le peuple palestinien vit et résiste sur sa terre historique contre cette occupation et continue de revendiquer son droit au retour sur sa terre. Voilà, c’est ça l’alternative, c’est la même qu’il y a 62 ans depuis la Nakba de 1948 : résistance et droit au retour.

Le peuple palestinien paie tous les jours le prix de cette alternative en Palestine occupée ou en exil ainsi que les fautes de ses soit disant dirigeants. Parfois il la paye de son sang comme à Gaza, ou à Naplouse dernièrement quand des militants sont pourchassés et exécutés parfois par l’armée israélienne et d’autres fois par les forces de sécurité de l’autorité palestinienne.

A ceux qui se posent la question de l’alternative, il faut leur dire qu’ils doivent prendre en compte cette réalité-là et soutenir la résistance du peuple palestinien et ses revendications les plus élémentaires à vivre libre sur sa terre et à y retourner. Il faut dire en outre au mouvement de solidarité que la Palestine ne se résume pas à la Cisjordanie , Gaza et Jérusalem Est. La Palestine s’étend de la mer méditerranée au fleuve du Jourdain. La Palestine , c’est la Galilée , c’est Akka, Haïfa, Jaffa, Tibériade, Safad, Saffouriya, c’est Bir El Sabe', c’est le désert du Naqab, et aussi et surtout c'est sa capitale Al Qods, dans son entière totalité.

Voilà ce qu'est la Palestine et nous Palestiniens, nous revendiquons notre terre historique et nous revendiquons le droit au retour sur cette terre et nous revendiquons le droit d’y établir un seul Etat démocratique : la Palestine. Pour faire court, Libération et Retour, voilà les mots-clés du mouvement national palestinien de libération, tels qu'ils ont été inscrits dans la charte nationale palestinienne de 1968.

Pour conclure :

Les raisons qui ont conduit Israël à mener des guerres contre le Liban en juillet-août 2006 et contre Gaza il y a un an, sont toujours présentes, à savoir la résistance émanant d’organisations ou du peuple tout simplement. L'Etat colonial d'Israël et ses alliés, dont les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne , ne peuvent supporter cette résistance, même à travers un seul Kalachnikof. En attestent les dernières déclarations de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires Etrangères, qui déclarait lors de sa réception du Premier ministre libanais, que le danger pour le Liban venait du Hezbollah et non d’Israël, qui avait détruit le Liban en 2006.

Il est clair qu’Israël prépare une nouvelle guerre contre le Liban, et le Hezbollah en particulier, et qu'il va accentuer sa guerre contre le peuple palestinien à Gaza et ailleurs, parce qu’il n’a pas atteint ses objectifs dans les guerres précédentes.

Dans ce contexte, nous devons, en tant que mouvement de solidarité, nous organiser dans la perspective de nouvelles guerres, et surtout ne plus fermer les yeux sur le rôle de l’autorité palestinienne et de ses responsables, lesquels ne méritent que d’être jugés pour leurs agissements, en leur qualité de collaborateurs de la puissance occupante.

Oui il faut les juger car si nous sommes cohérents avec nous même et avec ce que nous déclarons au sein du mouvement de solidarité quand nous condamnons Israël pour le blocus, ses crimes de guerres et quand nous parlons du rapport Goldstone, il faut au même titre condamner les responsables de l’autorité qui approuvent le MUR du blocus meurtrier que construit l’Egypte et qui de fait inflige une punition collective à près d’un million et demi de personnes ce qui constitue aussi un crime de guerre.

Oui il faut les juger quand Abbas envoie ses forces de sécurité pourchasser et abattre les résistants palestiniens.

Oui il faut les juger quand l’autorité non seulement ne veut pas présenter le rapport Goldstone aux instances internationales sur ordres entre autres des Etats-Unis et quand cette même autorité ne mène aucune enquête concernant la guerre contre Gaza comme la reconnu Ban Ki Moon – le secrétaire général des Nations-Unis – Tout cela pour ne pas gêner la puissance coloniale et ne jamais traduire les responsables israéliens devant des tribunaux.

Le mouvement de solidarité doit prendre en compte cette situation et déterminer clairement sa position, car le peuple palestinien en paie tous les jours le prix. La solidarité avec le peuple palestinien ne peut admettre le maintien d’une entité coloniale aux côtés de la Palestine , ni cautionner une autorité de collaboration, qui doit être dénoncée et condamnée en tant que telle.